Assemblée générale : dimanche 5 novembre à 14h à la serre-culturelle d'Une Figue dans le Poirier. Merci de nous contacter pour vous inscrire en tant que participants.

LECTURE-FILM | L'homme qui plantait des arbres - Jean GIONO

Moi qui suis un pur produit du béton, n'ayant connu que la ville et ses immeubles-barres, mon plus grand jardin étant plus petit qu'une petite terrasse, je cherchais  comment amener en classe un projet autour de la forêt. Dans une étagère toute poussiéreuse, je découvris un vieux Giono : L'homme qui plantait des arbres. Même une fille de pierre comme moi se prit à rêver de tripatouiller les graines, pour les trier et les planter, patiemment, jour après jour, de plus en plus loin, jusqu'à redonner vie à un paysage devenu infernal à cause de la disparition de la forêt. Le film d'animation accompagne avec une grande justesse les propos du récit : humanité, générosité et don de soi. 
Je ne connais toujours pas le nom des arbres mais j'en connais la beauté et la bonté.

Tata Lulue
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Le livre de Jean GIONO, 1953
L'homme qui plantait des arbres raconte l'histoire d'Elzéard Bouffier, un berger provençal, qui reboise patiemment un coin de pays d'où la vie s'était retirée. La fascination du narrateur pour l'homme et sa mission l'amène à retourner à la montagne à plusieurs reprises. 
Il y voit un paysage désolé et balayé par les vents se transformer graduellement : des sources, des champs cultivés et des villages bourdonnants de vie renaissent au cœur d'une incroyable forêt issue du travail tenace d'un seul homme habité d'une rare générosité.
L'écrivain Jean Giono (1895-1970) s'est inspiré de son histoire personnelle et de celle de sa région natale pour écrire L'homme qui plantait des arbres en 1953. C'est dans la revue Le sauvage que Frédéric Back découvre le récit de Giono en 1974.

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Le film, 1987 ‧ Drame/Court métrage, 30 min →  voici ce qu'en dit Frédéric Back :
« La majorité des plans se succèdent au montage en fondus enchaînés et mix successifs faits de passes multiples parce que le flot du récit ne permet pas de coupes. J'ai utilisé des crayons à la cire sur l'acétate dépoli, ce qui permet de travailler à plusieurs niveaux les transparences. J'ai dû recommencer une grande partie au début parce que je voulais avoir une image plus riche au niveau de la matière et plus douce aussi. J'avais essayé des encres qui venaient en transparence par dessus l'image, mais n'ayant pas obtenu les résultats souhaités, j'ai dû abandonner ces ajouts. Le plus important était de créer une progression dans un récit où celle-ci est presque imperceptible. C'est comme regarder un arbre pousser, ça ne se remarque pas trop, mais à la fin… »
F. Back



Dans le film, le récit de Giono est lu par Philippe Noiret. Les dessins s'animent au gré du défilement des mots et la forêt renaît et se propage au rythme du texte, porté par la voix chaleureuse de l'acteur.

Lucie

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